35 ans après la conférence des forces vives de la nation : Voici ce que propose Daniel Edah pour la pérennisation des acquis

Politique

Au Bénin, le mercredi 19 février 2025 marque l’anniversaire de la Conférence Nationale des Forces vives de la nation. Un souvenir inoubliable des béninois et béninoises. Cette conférence a pris fin le 28 février.  Au regard de l’histoire et des décisions prises, Daniel Edah souhaite la pérennisation des acquis. Il appelle à éviter la répétition des erreurs.

 Il y a exactement 35 ans que s’est ouverte à l’hôtel Plm Alédjo la Conférence Nationale des Forces Vives de la nation. 35 ans après, Daniel Edah, président du mouvement  » Nous le Ferons » a jugé indispensable de se prononcer sur cette période qui est toujours d’actualité. 

Pour le président du mouvement  » Nous le Ferons », il est indispensable de rendre un hommage mérité à tous les acteurs en ce tournant historique majeur de la vie politique nationale du Bénin et saluer également la mémoire des disparus notamment l’ancien président de la République du Bénin feu  Mathieu Kerekou, et l’Eglise catholique. 

« Par la grâce de Dieu et avec une contribution remarquable de l’église catholique à travers le courage, la dextérité du feu Mgr Isidore de Souza la conférence nationale des forces vives de la nation aurait été révélatrice du génie béninois. Il a su brillamment vaincre et contre toute attente les démons de la division », a rappelé Daniel Edah.

Pour le président Edah, il est indispensable de faire un grand travail pour raviver le souvenir de tous les hommes et femmes qui ont marqué l’histoire du Bénin afin de pérenniser de ce qu’ils ont fait en bien et pouvoir éviter la répétition de leurs erreurs.

En effet, ces assises ont permis sous la houlette du feu Général Mathieu Kerekou le dégel et la décrispation notamment la libération de tous les détenus politiques, le retour des exilés politiques y compris certains qui étaient morts.  » Ce rassemblement de tous sous l’arbre à palabre pour exposer les problèmes auront permis d’opter pour le multipartisme, le libéralisme économique, le respect des droits de l’homme et des libertés », a rappelé Daniel Edah.

Au regard de tout ceci, certains acteurs politiques estiment, dit-il, que la démocratie serait un désordre qui ne pourrait aller de paix avec le développement qu’ils réduisent au développement des infrastructures avec un programme particulier tout comme le gouvernement militaire révolutionnaire, l’imposition de la pensée unique, le musellement de la presse, l’étouffement des ambitions politiques, l’interdiction des manifestations politiques de l’opposition ainsi que la soumission des grands électeurs et les opérateurs économiques qui peuvent soutenir des voies alternatives.

 

Des erreurs du passé encore d’actualité

Le Bénin a enregistré, dira Daniel Edah, des détenus politiques, des exilés et même des morts politiques lors des violences électorales où l’armée a été amenée à tirer à balle réelle sur les populations.

Des erreurs du passé sont encore d’actualité, selon le président du mouvement « Nous le ferons ». Il cite notamment les velléités du parti unique, de la présidence à vie, l’exclusion des droits des travailleurs et des étudiants. « 35 ans après, nous constatons progressivement depuis 2016 de façon accélérée   que l’esprit de la conférence nationale des forces vives de la nation qu’on pourrait résumer en pardon, réconciliation, rassemblement et le développement harmonieux sont écartés », a dit Daniel Edah. Et d’ajouter : nous sommes éloignés de l’idéal démocratique et la voie est ouverte à l’émergence des contre-valeurs qui n’auraient dû être jamais célébrer ou promu.

Boniface KABLA

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