Bénin : Les précisions du gouvernement sur la loi sur la chefferie traditionnelle

Actualités

« La loi n’emporte aucun royaume », rassure Wilfried Léandre Houngbédji

Après l’adoption de la loi sur la chefferie traditionnelle à l’Assemblée nationale, il est attendue sa promulgation par le président de la république. Le gouvernement, à travers son porte-parole, Wilfried Léandre Houngbédji donne quelques précisions sur cette réforme. C’était ce mercredi, en marge du traditionnel point de presse du Conseil des ministres.

Au Bénin, plusieurs cours royales craignent leur disparition après l’adoption de la loi sur la chefferie traditionnelle. Les dignitaires des  royaumes  concernés ne savent pas comment cette réforme sera  mise en œuvre. Le porte-parole du gouvernement éclaire les lanternes.

« La loi n’emporte aucun royaume », rassure Wilfried Léandre Houngbédji . Selon ses explications, la loi dénombre avec précision certains critères pour être royaume, chefferie coutumière et autres. « Il s’agit d’un travail historique et scientifique », fait savoir le porte-parole et secrétaire général adjoint du gouvernement. Et Wilfried Léandre Houngbédji de souligner que « formellement, aucun royaume n’a disparu ». 

Parlant du fond, cette réforme vise surtout à valoriser et à moderniser la chefferie traditionnelle et respecter sa place historique dans la société béninoise.

La loi adoptée à l’Assemblée nationale permettra d’éclairer les uns et les autres sur la question de chefferie traditionnelle pour une meilleure organisation.

La loi ainsi adoptée définit le cadre juridique pour les pouvoirs des autorités de la chefferie traditionnelle ; confère une reconnaissance légale aux chefferies traditionnelles existant au Bénin, fixe les règles qui garantissent leur organisation et leur rôle dans le développement socio-économique du Bénin. Ce que cette loi apporte de nouveau, elle reconnait aux chefferies traditionnelles leur contribution à la cohésion sociale et la préservation des identités culturelles.

A.C.C.

A lire aussi:

Talon prend une décision en faveur des officiers de la police et des Forces armées