(… « une occasion pour les scientifiques francophones de revisiter le passé colonial, de réinterroger la représentation mais aussi de dialoguer avec les autres afin de confronter les idées, d’échanger les expériences et de partager la vision pour l’avenir », dixit le recteur de l’Université de Parakou)
Au Bénin, la salle de réunion de la Faculté des Lettres, Arts Sciences Humaines de l’Université de Parakou a servi de cadre au Colloque Scientifique International sur le thème: « Thiaroye 44, 80 ans après la tragédie, Souvenirs et réflexions ». Cette rencontre a réuni universitaires, chercheurs ( historiens, sociologues, psychologues…), étudiants et homme des médias le 20 février 2025. A l’occasion, chercheurs et universitaires ont félicité le Professeur Abiola.
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Cet événement scientifique marquant le monde Universitaire témoigne l’intérêt que porte cette initiative dont l’objectif est de se souvenir de Thiaroye44, 80 ans après afin d’apporter de réflexion scientifique sur la thématique choisie.
Devant les universitaires et personnalités politico- administratifs de l’université de Parakou, le surveillant général du CEG Ita- Djebou a présenté une communication sur les »récits du tirailleur dahoméen dans la subdivision de Sakété (cercle de Porto-Novo).
Les « tirailleurs sénégalais » ne sont pas seulement les Sénégalais
Différentes allocutions ont meublé la cérémonie de lancement officiel. Tour à tour, le discours du professeur Leon Bigou, président du comité d’organisation, du professeur Théodore Holo représentant le président de l’Académie, du professeur François Adebayo Abiola président du colloque scientifique, coordinateur de la Commission chargée de la réécriture de l’histoire du Bénin de l’Académie nationale des sciences arts et lettres du Bénin ( Ansalb) et celui du recteur de l’Université de Parakou, Bertrand Boco Sogbossi.
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A l’ouverture des travaux, le professeur Léon Bigou, président du comité d’organisation, a expliqué le bien-fondé du thème du colloque au Bénin. L’universitaire fait savoir que la science n’a pas de frontière. Il explique ensuite que ceux qui sont appelés »tirailleurs sénégalais » ne sont pas seulement les Sénégalais. Ils sont venus un peu partout de l’Afrique de l’ouest, dit-il. C’est sur ces mots que le professeur Bio Bigou a souhaité la bienvenue aux invités en saluant la volonté manifeste du coordonnateur de la commission de réécriture de l’histoire du Bénin, le professeur François Adebayo Abiola qui n’a ménagé aucun effort pour l’organisation de cet événement scientifique.
Le professeur Holo, représentant le président de l’Ansalb, a souhaité la bienvenue aux participants en adressant ses félicitations au comité d’organisation. Il a rappelé le rôle et les l’objectif de l’ Ansalb.
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Puis, le tour du professeur François Adebayo Abiola. Il retrace l’origine de la thématique, la volonté du gouvernement sénégalais de commémorer Thiaroye 44, 80 ans après la tragédie en rappelant l’effort scientifique du comité international de Dakar.
Hommage mérité au professeur François Adebayo Abiola
Le recteur de l’Université de Parakou, le professeur Bertrand Bocco Sogbossi, quant à lui, insiste sur le rôle de ce colloque en s’inscrivant dans une quête de réévaluation de la place des scientifiques dans le monde. Il a, par ailleurs témoigné sa gratuite à toute la communauté universitaire de Parakou. C’est le lieu de rendre un hommage mérité au professeur François Adebayo Abiola pour la tenue de ce colloque. Le recteur trouve pertinente l’utilité d’organiser un tel événement au Bénin car dit-il, c’est la première fois que cette thématique est abordée par les scientifiques dans le cadre de la restauration de la mémoire de Thiaroye 44. « Le présent colloque est une occasion pour les scientifiques francophones de revisiter le passé colonial, de réinterroger la représentation mais aussi de dialoguer avec les autres afin de confronter les idées, d’échanger les expériences et de partager la vision pour l’avenir… » a t-il exprimé.
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Après les différentes allocutions, cinq communications ont été présentées par les panelistes. Et celle qui a attiré l’attention de l’assistance est la présentation du surveillant général du CEG Ita- Djebou. Moucharafou Lamidi a eu l’honneur de travailler sur la thématique : ‘‘récits des travailleurs dahoméens dans la subdivision de Sakété (cercle de Porto-Novo).’‘ Dans sa communication, il rappelle les conditions pénibles de ces figures combattantes de Sakété qui ont participé aux différentes guerres avec la France en proposant des pistes et solutions au sort réservé aux vaillants rescapés de ces guerres. Pour lui, il s’agit de penser à les immortaliser., de reconnaitre leurs mérites. C’est pourquoi, après avoir cité quelques figures parmi ces derniers, il a émis des suggestions allant dans le sens de la reconnaissance de ces illustres combattants » Lahade Amoussa dit baba Amanda, Ayawo Adrien, et Adegbola Basile.
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Immortaliser la mémoire des tirailleurs dahoméens ( béninois)
A l’instar des figures, d’autres localités du Bénin . La subdivision de Sakété, cercle de Porto-Novo, a vu certains de ses fils participer aux expéditions françaises pour prendre part à des conflits. Ils y avaient pris part dans des conditions pénibles. Beaucoup sont morts au front. Les quelques rares qui ont eu la chance de rentrer au pays n’ont pas pour la plupart connu un retour heureux. Il faille aujourd’hui que des réflexions soient menées dans le sens d’immortaliser leur mémoire. Des suggestions allant de la réclamation de leurs droits aux actes de reconnaissances de leurs mérites sont souhaitées. »
(Avec S.ROUFAI)