Dédicace de l’ouvrage Vers le Miracle Béninois :  «  l'épreuve  du pouvoir et de la démocratie » : Soglo partage son expérience et sa contribution à l’essor démocratique et économique du Bénin

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(Jean Michel Abimbola salue les mérites de l’ancien président du Bénin qui retrace ses travaux d’Hercule dans l’ouvrage)

Au Bénin, le premier président du renouveau démocratique, Nicéphore Dieudonné Soglo, a procédé à la dédicace de son livre « Vers le Miracle Béninois, l’épreuve du pouvoir et de la démocratie » ce jeudi 27 février 2025 à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou en présence de l’ancien président du Bénin, Boni Yayi, du président de l’Assemblée nationale Louis Vlavonou, d’anciens présidents de la Cour Constitutionnelle, de parents, amis et des responsables de confessions religieuses.

Vers le Miracle Béninois : « l’épreuve du pouvoir et de la démocratie ». C’est le titre de l’ouvrage que le président Nicéphore Dieudonné Soglo vient de mettre sur le marché.

Dans cet opus de 323 pages préfacé par Jean Marc Ayrault ( homme d’État français et Premier ministre du 15 mai 2012 au 31 mars 2014) Nicéphore Dieudonné Soglo partage son expérience, ses réflexions et les leçons tirées de son passage à la tête du Bénin.

Ce n’est plus un secret de polichinelle, le président Nicéphore Dieudonné Soglo a révélé le Bénin qui se distingue aujourd’hui comme un exemple de transition démocratique. Grâce à lui, le Bénin a entamé un processus de renouveau politique avec la conférence nationale des forces vives de la nation de 1990, un évènement historique qui a redéfini le paysage politique du Bénin.  Dans cet ouvrage, l’auteur revient sur ces moments importants de l’histoire du Bénin.

S’agissant du thème central qu’est l’épreuve du pouvoir et de la démocratie, Nicéphore Dieudonné Soglo évoque la façon dont il concilie l’exercice du pouvoir avec les principes démocratiques.

Sur le plan économique, politique et culturel il a su imprimer sa marque relevant le taux de croissance de -3% en 1989 à + de 6% en 1995 .

Ce qui crée déjà un rapprochement entre nous. J’ai découvert dans sa pratique de gouvernance un homme de dialogue », a-t-il fait savoir.

Pour le Père Arnaud-Éric Aguénounon, présentateur de l’ouvrage  Vers le Miracle Béninois :  «  l’épreuve  du pouvoir et de la démocratie », il s’agit d’un « lègue » et d’un « trésor » pour le Bénin, une véritable « mine » d’enseignements. A en croire le père Arnaud-Éric Aguénounon, l’ouvrage poursuit la marche démocratique amorcée sous son règne et pose les bases juridiques, institutionnelles, structurelles et économiques du processus démocratique. Ainsi, il interpelle la conscience de la nouvelle génération de dirigeants à s’en servir comme d’un « phare » pour la réconciliation du Bénin avec son histoire, mais aussi pour la construction d’un avenir politique et économique stable.

 

Un ouvrage apprécié

Le ministre du tourisme, de la culture et des arts, Jean Michel Abimbola a, pour sa part, souligné que cette dédicace de livre s’inscrit dans la tradition des grandes contributions au service de la mémoire nationale.  Pour lui, « Vers le Miracle Béninois, l’épreuve du pouvoir et de la démocratie » n’est pas seulement un livre, mais un témoignage d’histoire, une réflexion sur le destin d’un peuple, une immersion d’un homme d’Etat confronté aux réalités complète de l’exercice du pouvoir.  Jean Michel Abimbola a salué les mérites de l’ancien président du Bénin. » Vous avez été l’un des principaux architectes du renouveau démocratique du Bénin. Vous avez assumé la lourde responsabilité de notre nation à un moment critique après des décennies de bouleversements politiques et économiques. Votre accession à la magistrature suprême au lendemain de la conférence nationale des forces vives de la nation de 1990 a marqué un changement de paradigme « , a déclaré le ministre Jean Michel Abimbola.

 

Des témoignages

Ministre de l’économie, Nicéphore Dieudonné Soglo était Administrateur à la Banque mondiale. A la conférence nationale des forces vives de la nation de 1990, il était apparu, selon l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, comme l’homme de la situation. «  J’ai découvert dans nos relations qu’il est un homme de dialogue », a-t-il témoigné. Il ajoute qu’il ne saurait dire avec précision les raisons pour lesquelles, il a décidé d’être candidat aux élections présidentielles. Il rappelle qu’il été sollicité pour être le porte-parole de Soglo. « Je devrais l’accompagner dans tout le Bénin. Il a traversé des moments difficiles

 

Message de l’ancien président Nicéphore Soglo sur l’héritage colonial et la violence européenne

Mes chers amis, merci de votre présence. Je voudrais partager avec vous quelques réflexions sur un sujet qui me tient à cœur. Quand nous regardons les films contemporains, nous constatons que la violence est omniprésente, surtout dans les productions hollywoodiennes. Mais cette violence, comme l’a souligné Aimé Césaire, mon maître à penser, trouve ses racines dans l’Europe occidentale. Selon Césaire, l’Europe est responsable du « plus haut tas de cadavres de l’Histoire », et cela commence dès l’époque de Christophe Colomb.

Ce sont les Européens, notamment ceux de la péninsule ibérique, qui, dans leur quête de découverte, ont envoyé Colomb chercher une route vers le Japon, pour finalement découvrir l’Amérique. En arrivant, ils ont trouvé des peuples indigènes, souvent désarmés, qu’ils ont immédiatement soumis, utilisant la violence pour s’imposer. Les atrocités commises à l’égard de ces peuples sont indescriptibles : des enfants étaient tués pour nourrir des chiens, et des femmes étaient violées et tuées sans pitié. Ces actions sont l’incarnation même de la barbarie, comme l’écrivait un témoin oculaire, un Dominicain qui était présent lors de ces événements.

L’Europe, forte de ses armes, a ainsi écrasé des populations sans défense, comme l’a souligné Alexis de Tocqueville dans son livre sur l’Amérique. Des peuples entiers, comme les Séminoles, les Cris et d’autres tribus, ont été exterminés. Cette conquête sanglante a permis aux colons européens de s’emparer de terres et de ressources, tout en effaçant les traces de ces peuples.

Et ce n’est pas tout. L’héritage colonial s’étend bien au-delà de l’Amérique. En Afrique, la traite des esclaves a été initiée sous l’impulsion de figures comme Louis XIV, qui, à travers l’esclavage, a contribué à la construction de monuments comme le château de Versailles. Ce château, magnifique en apparence, est imprégné du sang des Africains réduits en esclavage. De même, des symboles comme la tour Eiffel et l’Élysée ont été financés grâce à l’exploitation des Noirs. Combien de gens savent cela ? Combien de gens réalisent que ces monuments incarnent cette violence historique ?

Vers le Miracle Béninois : «  l’épreuve  du pouvoir et de la démocratie »

« VERS LE “MIRACLE BÉNINOIS » L’épreuve du pouvoir et de la démocratie », est un ouvrage de 328 pages. Il retrace « le grand chantier mis en place constituant ces ‘’travaux d’Hercule’’, son plan économique, politique et culturel

En 1990, le Bénin (Dahomey jusqu’en 1974) décida de changer le cours de son destin et, dans un élan populaire lors de la Conférence nationale souveraine, fit basculer le pays d’un régime autoritaire à la démocratie. Comment ce miracle béninois eut-il lieu ?
Quel était l’état du pays avant la conférence, comment se sont établis la transition et le nouveau gouvernement, quels ont été les points forts de cette nouvelle politique et quelles adversités le nouveau président a-t-il dû affronter ?
Tout en éclairant l’« âme béninoise », l’histoire du Dahomey et de ses richesses, Nicéphore Soglo revient sur le poids d’un passé marqué par plusieurs siècles d’oppression esclavagiste et coloniale qui touchèrent plus largement le continent africain, et fait un état des lieux sans concession des implications politiques, culturelles et économiques qui ont pesé sur le pays.
Lors de sa présidence de 1991 à 1996, il expose avec force détails le grand chantier mis en place, ces « travaux d’Hercule », son plan économique, politique et culturel qui fit passer le pays d’un taux de croissance de -3% en 1989 à +6% en 1995 et laissa des réalisations culturelles non moins remarquables comme La Route de l’esclave, la Porte du non-retour, la fête de la Gaani, le musée des Arts vodoun qui feront date.

Nicéphore Soglo est né le 29 novembre 1931 à Badou (Togo). Homme d’État, il fut président de la République du Bénin de 1991 à 1996 avec le parti politique Renaissance du Bénin de Rosine Vieyra, son épouse et une des voix fortes de la scène politique béninoise.

Diplômé de l’ENA. Nicéphore Soglo a également été ministre de l’Économie en 1965 sous le général Soglo et administrateur à la Banque mondiale de 1979 à 1988 à Washington pour 23 pays africains. Le 12 mars 1990, la Conférence nationale le désigne Premier ministre et le 24 mars 1991, il est élu président de la République. Il est vice-président du Forum des anciens chefs d’État et de gouvernements africains créé en 2006 à Maputo sous le haut patronage de Nelson Mandela

Boniface KABLA & ACC

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